21 Octobre : La voie des Maoris



  • Même si nous sommes pressés de quitter la ville, il nous faut toutefois faire quelques courses et les centres commerciaux sont nombreux autour de Wellington. La route est dans un premier temps sans intérêt et il souffle un vent à défriser un mouton, le van tangue, c’est assez désagréable.
    Vers 13h nous faisons une halte repas au bord du Lac Popaitonga à proximité de la ville de Levin, en compagnie des canards, des oies, des cygnes noirs et de nombreux autres oiseaux.

  • Le vent est toujours aussi agressif mais les paysages traversés sont maintenant plus variés, très verdoyants et vallonnés avec ces petites bosses vertes de partout. L’étape du jour est Whanganui où se trouve la seule rivière entièrement navigable de Nouvelle Zélande avec de nombreux circuits en kayak possibles.

  • Au Visitor center, une employée parlant un bon Français, fait rare pour être souligné, nous donne les informations détaillées qu'on attendait et dans la foulée nous réservons notre navigation pour le lendemain à 50 km de là.

  • Nous longeons la Wanganui River (le Rhin du Pacific sud suivant certains) sous un beau soleil et sans un brin de vent. Les arrêts conseillés sont superbes malgré une rive très endommagée la semaine précédente par les intempéries qui ont fait monter le niveau de la rivière de 15mètres. La route est par endroit encore recouverte de boue, une telle montée des eaux ne s’était pas vue depuis 30 ans.
    Un premier viewpoint nous permet de bien visualiser le lit de la rivière et ses abords.
  • Nous nous arrêterons ensuite à ’Koriniti Marae’ un tout petit village Maori qu'ils n'habitent plus mais conservé comme un lieu de rassemblement dans un magnifique emplacement calme et serein.



  • Quelques kilomètres plus tard nous découvrons sur un promontoire, une église et un couvent, le lieu se nomme ‘Jérusalem’, il a été fondé par une missionnaire sœur Marie-joseph Aubert, sa canonisation a été demandée et c’est le cardinal de Lyon qui se charge de cette démarche. Voir ce clocher d'église identique à ceux de chez nous dans ce coin perdu au bout du monde et tout ce qui y est associé est étonnant.

  • Nous ne sommes que 2 campervan à passer la nuit à Pipiriki dans le campground des organisateurs du parcours prévu demain. Accueil et cadre très sympathique, ici pas d’électricité ni d’eau courante, que de l’eau de pluie. Joséphine la propriétaire et gérante est maori, son mari est pakéha (les européens en maori) dont la famille est installée ici depuis longtemps. Elle est très affable et nous propose  les différentes options de la balade en canoé. Beaucoup de belles images encore avant de fermer les yeux dans ce coin si paisible et sauvage.